Comment casser le marché du recrutement IT en solo 👨‍💻

Pendant que nous lisons tous sur les licenciements massifs et que les RH inventent la 26e étape d'entretien avec une section algorithmique pour un stagiaire backend, le système a été plié.

Business Insider a rapporté un cas génial : un certain spécialiste IT « Damien » travaille sur 5 (cinq !) postes à temps plein à distance simultanément. Son salaire total actuel est de 746 000 $ par an.

Comment fait-il ? Il délègue à des Indiens ? Il utilise une armée d'agents IA ?

Non. Il utilise simplement différents fuseaux horaires, travaille de 6h à 17h et a écrit un script très simple qui simule l'activité sur les ordinateurs portables professionnels pour que le statut dans les messageries d'entreprise soit toujours vert. 🧠

Damien n'a pas piraté la technologie, il a piraté l'impuissance managériale. Les entreprises ne comprennent absolument pas combien de temps le travail IT nécessite réellement. La direction prévoit 5 jours pour une tâche. Un spécialiste expérimenté la fait en 4 heures de travail net, livre un résultat de qualité et part écrire du code pour le prochain employeur. Et l'entreprise continue de croire fermement qu'elle achète 40 heures de votre vie par semaine.

Nous entendons constamment les géants de la tech se plaindre de « l'efficacité », nous voyons des licenciements massifs et un retour forcé au bureau. Mais en réalité, les entreprises achètent encore des heures de présence, pas des résultats. Si vous livrez du code de qualité sans manquer les délais, tout le monde se fiche de ce que vous faites les 90 % restants du temps.

Drôle, notre héros ressent « une légère culpabilité » envers ses collègues licenciés parce qu'il aspire à lui seul les postes qui auraient pu leur revenir. Il doit être très difficile d'essuyer les larmes de repentir avec des liasses de billets. 🤑

Tant que les entreprises évaluent la performance des développeurs par l'activité du curseur et la présence à des réunions interminables et sans intérêt, cela ne fera que prospérer, et celui qui comprend les bugs des processus métier mieux que les processus eux-mêmes gagnera.