Ce film d'aventure italien de 1974 a été réalisé par Pier Paolo Pasolini. C'est la dernière partie de sa « Trilogie de la vie », qui comprend également « Le Décaméron » et « Les Contes de Canterbury ». Le film est une adaptation libre de plusieurs récits du recueil arabe ancien « Les Mille et Une Nuits », les intrigues étant présentées sans le cadre traditionnel de l'histoire de Shahrâzâd et Shâhriyâr. Le personnage principal est le jeune homme Nur-ed-Din (joué par Franco Merli), qui tombe amoureux de la belle esclave Zumurrud (Ines Pellegrini). Elle le choisit comme maître, mais après qu'il a commis une erreur par naïveté, la jeune fille est kidnappée. Nur-ed-Din entreprend un long voyage plein d'aventures pour retrouver sa bien-aimée. Outre l'intrigue principale, d'autres histoires du recueil original s'entremêlent dans le film. Le tournage a eu lieu dans des lieux pittoresques et exotiques : en Iran, au Yémen du Nord et du Sud, dans les déserts d'Érythrée et d'Éthiopie, ainsi qu'au Népal. Certaines scènes, y compris les intérieurs, ont été tournées aux studios Cristaldi à Rome. L'histoire du prince Siyam, lue par Zumurrud, a été filmée en Éthiopie avec des acteurs locaux non professionnels. Dans l'une des scènes d'amour, la jeune actrice Barbara Grandi, âgée de seulement 13 ans à l'époque, a été remplacée par une doublure adulte pour respecter les normes éthiques et légales.
Lieux de tournage :
Porte de la ville
Au cinéma

Scène où Zumurrud traverse le désert et arrive à la porte de la ville gardée par des soldats. Se faisant passer pour un soldat nommé Vardan, elle réussit à se faire passer pour un homme. En apprenant cela, les citoyens l'informent que, selon la tradition, si le roi meurt sans héritier, le premier voyageur arrivant dans la ville montera sur le trône. Croyant à son déguisement, ils proclament Zumurrud nouveau souverain.
Dans la réalité



La scène a été tournée près de la Masjed-e Shah, l'une des plus grandes mosquées d'Ispahan, en Iran. Ce chef-d'œuvre architectural de la période safavide, construit au début du XVIIe siècle, est situé sur le côté sud de la place Naqsh-e Jahan et constitue un exemple remarquable de l'architecture islamique avec ses magnifiques carreaux de faïence bleue, ses hauts minarets et son monumental iwan.
Rue
Au cinéma

Scène où le héros nommé Aziz devait épouser sa cousine Aziza, mais le jour du mariage, il rencontre par hasard une mystérieuse femme assise sous sa fenêtre. La femme lui fait silencieusement des signes, et il se retrouve profondément fasciné par elle. Ne sachant comment agir, il demande conseil à Aziza. Celle-ci, malgré ses propres sentiments, l'aide : elle déchiffre les gestes de l'inconnue, lui suggère comment répondre et quels poèmes réciter pour exprimer sa sympathie.
Dans la réalité


La scène a été tournée dans la ville de Sanaa, capitale du Yémen, dans la partie historique unique de la ville — le Vieux Sanaa, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce quartier est célèbre pour son urbanisme dense avec des maisons typiques en briques de terre crue à plusieurs étages, décorées de motifs blancs à la chaux, des ruelles étroites, des tours et des minarets, ainsi que des souks traditionnels et une architecture préservée depuis le Moyen Âge.
Désert
Au cinéma

Scène où le djinn déclare au prince Shahzaman qu'il ne le tuera pas, mais lui imposera une malédiction sévère — le transformer en singe pour ce qu'il a fait. Le prince transformé est recueilli par des voyageurs sur un navire, sans se douter qu'il était autrefois un homme. Leur étonnement grandit lorsque le singe prend soudainement du papier et un pinceau et se met à écrire des poèmes élégants en calligraphie.
Dans la réalité


La scène a été tournée dans le désert éthiopien — une région à l'histoire riche et à la géographie diversifiée, idéale pour l'adaptation de contes orientaux. Les déserts éthiopiens, en particulier les régions de l'Afar et du Danakil, représentent certains des paysages les plus hostiles et les plus anciens de la planète. Ce sont des terres où l'activité volcanique, les failles tectoniques et l'érosion séculaire ont créé un paysage presque extraterrestre : champs de lave, salines, crevasses et plateaux rocheux. Ces espaces faisaient partie des grandes routes commerciales depuis l'Antiquité, reliant l'Afrique de l'Est, l'Arabie et l'Inde. Le long de ces routes, non seulement les marchandises se sont répandues pendant des siècles, mais aussi les histoires — précisément celles qui ont servi de base aux « Mille et Une Nuits ».

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