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Vous avez aimé « Formule 1 » avec Brad Pitt ? Découvrez les classiques du genre ! Les 5 meilleurs films de course, du blockbuster de Ron Howard à l'œuvre avec Steve McQueen.

Le service de streaming Apple TV+ a fait une entrée fracassante dans le monde des films de course avec Brad Pitt dans le rôle principal. Joseph Kosinski, qui a déjà prouvé sa capacité à réaliser des blockbusters techniquement parfaits avec « Top Gun: Maverick », est passé des chasseurs aux bolides. Et si vous avez apprécié cette histoire de retour d'un vétéran de la course, il est temps de découvrir les classiques du genre — ces films qui ont transformé le rugissement des moteurs en un véritable art cinématographique.

« Formule 1 » : Brad Pitt contre tous
Alexandre Popov
« Formule 1 » : Brad Pitt contre tous

Le 27 juin, le drame sportif de Joseph Kosinski « Formule 1 » sur un pilote loser interprété par Brad Pitt est sorti dans le monde entier. Nous vous racontons pourquoi le nouveau projet d'Apple TV+

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Le cinéma de course est une chose spécifique. Il ne suffit pas de montrer à quelle vitesse les voitures roulent. Il faut faire ressentir au spectateur la vibration du volant, entendre le sifflement des pneus dans les virages et, surtout, comprendre ce qui se cache derrière cette obsession de la vitesse. Les meilleurs films de course savent raconter une histoire non seulement sur la rivalité sur la piste, mais aussi sur les démons intérieurs des pilotes, parfois plus terrifiants que n'importe quel virage.

« Rush » (Rush, 2013)

Rush

Si parmi tous les films sur la Formule 1 il faut en choisir un, ce sera « Rush » de Ron Howard. L'histoire de la rivalité entre le Britannique James Hunt et l'Autrichien Niki Lauda lors de la saison 1976 est devenue la référence en matière de drames sportifs. Tout y est : perfection technique, profondeur psychologique et jeu d'acteur qui fait oublier que vous ne regardez pas des images documentaires.

Chris Hemsworth et Daniel Brühl ont créé à l'écran les portraits de deux personnes totalement différentes, unies par une même passion. Hunt est le beau rebelle qui vit à fond, Lauda est le perfectionniste méticuleux pour qui la course est avant tout une question de mathématiques et de calcul. Leur affrontement atteint son apogée après le terrible accident de Lauda au Nürburgring, lorsque l'Autrichien revient à la course avec des brûlures encore non cicatrisées. La scène où on lui aspire le liquide des poumons et où il demande à répéter la procédure après avoir vu la victoire de son rival à la télévision est l'un des épisodes les plus puissants de l'histoire du cinéma sportif.

« Le Mans 66 » (Ford v Ferrari, 2019)

Le Mans 66 (2019)

James Mangold a prouvé que le cinéma de course ne se limite pas à la Formule 1. L'histoire du constructeur Carroll Shelby et du pilote Ken Miles, qui ont créé une voiture capable de battre Ferrari sur son propre terrain, est devenue l'un des meilleurs films de la décennie. Matt Damon et Christian Bale offrent un portrait convaincant d'une amitié masculine dans un monde où règnent les intérêts corporatifs.

Ce qui impressionne particulièrement, c'est la façon dont le film équilibre les détails techniques et les relations humaines. Il n'y a pas de place pour la sentimentalité — seulement une conversation honnête sur ce que signifie être le meilleur dans son domaine. La course du Mans devient moins une compétition de voitures qu'un choc de philosophies : l'audace américaine contre la tradition européenne. Et lorsque la Ford GT40 franchit la ligne d'arrivée en premier, cela est perçu comme un véritable triomphe de l'esprit humain sur la machine de la bureaucratie corporative.

« Grand Prix » (Grand Prix, 1966)

« Grand Prix » (1966)

John Frankenheimer a créé le premier véritable film de course à grande échelle, et peu ont réussi à égaler son exploit depuis. « Grand Prix » est une épopée de trois heures qui plonge le spectateur dans le monde de la Formule 1 des années 1960 avec toutes ses intrigues, passions et dangers. Frankenheimer a travaillé dans des conditions de combat, fixant des caméras sur de vraies voitures de course et filmant pendant de vraies courses.

Le résultat a dépassé toutes les attentes : le film a remporté trois Oscars et est devenu un modèle pour tous les films de course ultérieurs. On y trouve des images uniques à la première personne filmées à grande vitesse et un montage inoubliable utilisant plusieurs écrans simultanément. Mais surtout, c'est l'atmosphère de cette époque où les courses étaient vraiment mortellement dangereuses et où les pilotes semblaient être des gladiateurs modernes. Le casting de stars — James Garner, Yves Montand, Brian Bedford — a créé une galerie de portraits inoubliables de personnes pour qui la vitesse est plus importante que la vie.

« Senna » (Senna, 2010)

« Senna » (2010)

Asif Kapadia a réalisé non pas un documentaire, mais un véritable poème sur la grandeur et la tragédie. L'histoire d'Ayrton Senna est le récit d'un homme qui a transformé la course en art, mais qui en a payé le prix de sa vie. Le pilote brésilien, considéré par beaucoup comme le meilleur pilote de tous les temps, est décédé en 1994 lors du Grand Prix de Saint-Marin à l'âge de 34 ans.

Le film guide le spectateur à travers toute la vie de Senna — des premiers championnats de karting jusqu'au dénouement tragique. Kapadia utilise des images d'archives et des interviews, créant une sensation de présence. Pas de commentaires insistants ni de tentatives d'expliquer l'inexplicable — seulement la vérité pure sur un homme qui a vécu pour la course et est mort pour elle. Le film fonctionne particulièrement bien en tandem avec « Le Mans 66 » — les deux racontent le triomphe tragique d'hommes infiniment dévoués à leur métier.

« Le Mans » (Le Mans, 1971)

« Le Mans » (1971)

Steve McQueen, en plus d'être un acteur exceptionnel, était aussi un véritable pilote, et « Le Mans » est devenu son projet personnel. Le film a été tourné pendant de vraies courses d'endurance, et McQueen conduisait lui-même la voiture dans la plupart des scènes. Pour se préparer au tournage, en mars 1970, McQueen a participé aux vraies 12 Heures de Sebring, où il a terminé deuxième au volant d'une Porsche 908 en duo avec Peter Revson. Le résultat est spécifique — un minimum de dialogues et un maximum de pur adrénaline.

Initialement, le projet était prévu comme un documentaire, mais le réseau CBS, qui finançait le film, a insisté pour un scénario plus dramatique. Le problème était qu'il n'y avait pas de scénario du tout. Ce n'est que lorsque le budget a dépassé les prévisions de 1,5 million de dollars, que le tournage a duré trois mois et que le réalisateur a quitté le projet, que le studio est intervenu avec un scénario. Au final, McQueen et son équipe ont créé un film pour les vrais passionnés de sport automobile, ceux qui comprennent la beauté d'une trajectoire parfaite et connaissent la valeur de chaque seconde sur la piste. Ce n'est peut-être pas le film le plus accessible pour le grand public, mais pour les fans de course, « Le Mans » reste culte — comme « 2001, l'Odyssée de l'espace » pour les amateurs de science-fiction ou « Taxi Driver » pour les fans de Scorsese.

Chacun de ces films répond à sa manière à la question : pourquoi les gens risquent-ils leur vie pour quelques secondes de gloire ? Apple TV+ avec sa « Formule 1 » s'est inscrit dans cette tradition, prouvant que le cinéma de course peut être à la fois un blockbuster spectaculaire et une histoire humaine profonde. Et pour nous, spectateurs, cela signifie que de nombreuses courses palpitantes nous attendent encore — à l'écran comme dans la réalité.