
« Sunny » – une nouvelle série Apple TV+ sur une femme accablée par le chagrin et son robot. Nous vous expliquons pourquoi ce mélange étrange de comédie, de thriller et d'histoire dans l'esprit de « Tokyo Police » fonctionne vraiment.
La série « Sunny » commence avec du sang éclaboussant les murs orange vif, tandis qu'un robot tue des gens dans le salon autour de lui. Ensuite, nous voyons Rashida Jones dans le rôle de Suzie Sakamoto, une expatriée américaine venue au Japon quelques années avant le début de l'histoire principale pour « panser ses blessures » et vivre une vie tranquille en solitaire. Au lieu de cela, elle a rencontré le charmant Masa (Hidetoshi Nishijima) ; ils se sont mariés et ont eu un fils, Zen.

Ensuite, nous sommes transportés à « notre » époque, où Masa et Zen disparaissent dans un mystérieux accident d'avion. Yuki, collègue du mari disparu (décédé ?) de Suzie dans une entreprise technologique, lui apporte un robot domestique nommé Sunny comme cadeau réconfortant.
Mais ce n'est pas un simple robot quelconque, il a été programmé par Masa lui-même pour sa femme, en tenant compte de ses habitudes et de son caractère. Ce qui est surprenant, car elle a toujours pensé que son mari travaillait sur des réfrigérateurs. Après cela, elle décide d'en apprendre davantage sur le passé de Masa, qui recèle de nombreux secrets.

Comme Suzie est technophobe, dès le début du spectacle, nous sommes confrontés à une multitude de situations comiques qui contrastent fortement avec l'histoire tragique de la perte des êtres les plus chers, qui avaient en plus des secrets pour vous. Cet aspect, d'ailleurs, est plutôt bien développé. Les auteurs réfléchissent à l'impossibilité évidente de vraiment connaître une autre personne, ainsi qu'au deuil et à la solitude. Par exemple, nous apprenons que Masa vivait comme un hikikomori, ce qui l'a en partie rapproché de sa future épouse, elle aussi solitaire de nature.
La série « Sunny » ne se limite pas à osciller entre drame et comédie (parfois noire !). Malgré un rythme lent, elle laisse place à un thriller conspirationniste impliquant les yakuzas (et une blonde psychopathe spectaculaire interprétée par Yu) et à des réflexions plus que jamais d'actualité sur le potentiel de l'intelligence artificielle (pour le meilleur ou pour le pire).
Et n'oublions pas que Suzie est une étrangère au Japon, peu familière avec l'histoire et la culture de ces contrées, ce qui donne lieu à de nombreuses scènes. Cela perpétue la tendance des récits sur les étrangers s'assimilant au pays du Soleil Levant, initiée par « Tokyo Police » et reprise par .
Fin avril, sur la chaîne FX et le service de streaming Hulu, s'est achevée la première saison (et nous espérons toujours que ce n'est pas la dernière) de la série « Shōgun », devenue un véritable succès et une agréable surprise
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L'accumulation de genres et de thèmes, le rythme désordonné mais lent n'empêchent pas « Sunny » d'être une série captivante. Elle possède l'atmosphère « détachée » présente dans de nombreux projets d'A24 (c'est ce studio qui a produit le projet, diffusé sur Apple TV+), une excellente Rashida Jones capable de capter l'attention du public, une intrigue quasi policière qui se maintient jusqu'aux épisodes finaux, et l'adorable mascotte Sunny, qui rappelle lointainement son homologue de « Black Mirror ». Bref, tout est réuni pour passer agréablement quelques soirées à regarder en attendant la nouvelle saison de « Severance ».
Bande-annonce :
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