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40 films de 20 pays, 8 catégories dans 3 programmes compétitifs, un jury international, des discussions avec les auteurs, psychologues et journalistes, la section « Doc Thérapie », le bloc de cinéma national « Doc Station » et un programme éducatif r...

Du 23 juin au 2 juillet, au cinéma « Oktiabr » de Moscou, avec le soutien du projet KARO.Art, se tiendra pour la neuvième fois « Docker » — le festival international qui présente les échantillons les plus remarquables, actuels et notables du cinéma documentaire d’auteur.

Pendant dix jours, les spectateurs pourront voir et discuter, en compagnie des auteurs, de psychologues et de journalistes, 40 nouveaux films venus de 20 pays du monde, dont la plupart seront projetés pour la première fois dans notre pays.

Les films de cette année sont des lauréats et des participants de prestigieuses manifestations cinématographiques de 2022 et 2023, parmi lesquelles : le Festival du film de Rotterdam, Hot Docs à Toronto, Visions du réel à Nyon, CPH:DOX à Copenhague, True/False aux États-Unis et bien d’autres. 

Les meilleurs films de « Docker 2023 » seront également projetés à Saint-Pétersbourg au studio de cinéma « Lendoc » du 2 au 13 octobre, ainsi qu’à Iaroslavl du 18 au 20 septembre sur le site de Kinomax « Aura ». 

Programme complet et billets pour les projectionssur le site du festival midff.ru

Docker 2023

Le festival « Docker » se compose de deux programmes compétitifs principaux — long métrage et court métrage — à l’issue desquels le jury international et les spectateurs décerneront des prix dans 7 catégories. Parallèlement, auront lieu les projections de la section spéciale sur la santé mentale « Doc Thérapie », dont toutes les séances seront suivies d’une analyse avec des psychologues et des psychothérapeutes. La particularité de cette année est l’extension du programme de cinéma national « Doc Station », qui présentera 15 récits hors du commun, tournés dans diverses régions du pays. À l’issue du vote du public, un gagnant sera également choisi dans ce programme.

Selon les organisateurs du festival, en 2023, les cinéastes du monde entier continuent d’approfondir leurs personnages complexes, cherchant et passionnés. L’immersion, tant humaine que cinématographique, devient de plus en plus consciente. Différents héros à travers le monde semblent commencer simultanément à prendre conscience de leurs rôles et missions importants, à prendre des décisions hors du commun et décisives, à regarder la vérité en face, à évaluer le monde qui les entoure du point de vue des adultes.

Le festival s’ouvrira à Moscou le 23 juin avec la première du drame rempli de péripéties et d’émotions « Le Saint Dilemme » — sur la double vie d’un prêtre catholique qui décide de prendre son destin en main et de révéler au monde le secret qu’il a soigneusement gardé pendant de longues années. La vérité force le pasteur à quitter le service religieux, mais les paroissiens ne veulent pas le laisser partir et lui demandent de se présenter à la mairie de leur ville. Le film, tourné sur plusieurs années, réussit à transmettre avec virtuosité toute la palette des sentiments humains liés à la destinée, à la famille, à l’amour, à la foi et aux obligations. 

Saint Dilemme

Au total, dans le programme compétitif principal de cette année, il y a 10 récits parmi les plus puissants, venus d’Arménie, de Hongrie, d’Allemagne, de Grèce, d’Iran, d’Italie, de Chine, de Russie, des États-Unis et de la République centrafricaine, qui seront projetés pour la première fois en Russie. 

Parmi les têtes d’affiche, la première mondiale du film russe « Le Dernier Bateau à vapeur » d’Ilya Jeltiakov, sur le voyage mystérieux d’un immense navire à travers les cimetières sames, les villages pomors et les garnisons militaires situés sur les rives des mers de l’océan Arctique.

Le thème maritime se poursuit avec le film grec finement construit « Le Guet », qui raconte l’histoire de militaires protégeant les navires passant près des côtes somaliennes des pirates.

« Le Long Chemin du retour » — une histoire chinoise poignante sur trois générations vivant dans la même maison mais dans des mondes différents.

La parabole philosophique « Paysage » transmettra l’atmosphère tendue d’une région d’Arménie, tandis que le drame italien « Après le pont » racontera le destin d’une femme brisée par le chagrin qui devra trouver la force d’apprendre à revivre et à se réconcilier avec la douleur infligée au monde par son fils.

Pour la première fois au festival, un film de la République centrafricaine sera présenté — « Jours amers » racontera le destin d’un contremaître chinois et d’un ouvrier local qui se retrouvent entraînés dans un tourbillon d’événements lors de la construction d’une banque.

Les relations et les attentes s’entrelacent en un réseau complexe qui emprisonne une jeune Iranienne du film « Destin », sa famille et ses amis, et le film devient une fenêtre sur l’Iran contemporain.

Également au programme, la première mondiale du film russe « Scène après scène » d’Arthur Sokolov, dans lequel des artistes de cirque avec des animaux exotiques, formant une grande famille unie, parcourent les routes enneigées de Sibérie.

Les projections du concours principal se termineront par le film noir et blanc raffiné des États-Unis, réalisé par la nommée aux Oscars Elissa Mircei, « Natalia », sur une jeune femme de 29 ans qui, contrairement au héros du « Saint Dilemme », décide de consacrer sa vie au service de Dieu, laissant derrière elle une vie étudiante insouciante pleine d’aventures.