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Le 23 février, le film d'Artem Mikhalkov «Mister Knockout» est sorti au cinéma. Ce qui fait la qualité de ce nouveau drame sportif et ce qui lui a manqué – nous vous le racontons dans notre article.

La première projection du film a eu lieu à Saint-Pétersbourg. La majeure partie de l'action se déroule à Saint-Pétersbourg et, selon le réalisateur Artem Mikhalkov, présenter le film dans cette ville est une grande responsabilité. Avec le héros, le spectateur visitera Kronstadt, et le Musée Russe jouera le rôle de l'Ermitage.

Mister Knockout tournage

Au cinéma «Velikan Park», régnait une atmosphère de rencontre de deux générations. Parmi les invités se trouvaient non seulement des membres de l'équipe de tournage, mais aussi l'équipe junior de boxe de Russie et des entraîneurs émérites de ce sport. Ainsi, l'un des invités était Oleg Kuzmin. Il a non seulement lié toute sa vie au sport, mais est également un maître dans le transfert de la boxe au cinéma. Par exemple, il a conseillé et entraîné Danila Kozlovsky lors du tournage du film «L'Espion». Il n'est pas surprenant qu'après la première, dans le hall, les discussions portaient surtout sur l'aspect boxe du film.

Mister Knockout première

Mister Knockout : qui est-il ?

Le film dévoile l'histoire de la vie et des aventures du légendaire boxeur soviétique Valery Popenchenko, champion d'URSS, d'Europe et vainqueur des Jeux Olympiques de 1964 à Tokyo — son enfance à l'école Souvorov de Tachkent, son service comme cadet garde-frontière, ses premiers succès et échecs, et son amitié avec l'entraîneur de la société sportive «Dynamo» Grigory Kusikyants. Les rôles principaux sont interprétés par Viktor Khorinyak et Sergei Bezrukov.

L'histoire de la vie de Popenchenko, ou simplement Pochik, comme on l'appelle souvent dans le film, se compose de trois fils narratifs : l'enfance, les études à l'école Souvorov de Tachkent et le chemin vers l'or olympique.

Les scènes de la vie du personnage principal à Tachkent ont été tournées dans cette ville même. Dans cette tranche temporelle du récit, le rôle de Popenchenko est interprété par Oleg Chugunov, connu pour le film « ». Ici, l'image est saturée de soleil, de pastèques mûres et d'un amour encore si enfantin.

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Pourquoi «Mister Knockout» est toujours d'actualité

Le tournage du film a duré près de trois ans et demi et il se trouve qu'il reflète toutes les réalités de l'interaction entre le sport et la politique, le pouvoir soviétique et les destins. Ce thème a été abordé dans les films «Légende n°17» et «Le Mouvement vers le haut». Mais dans ce film, notre pouvoir n'est pas aussi «important» que l'image du pays sur la scène mondiale. Il suffit de se souvenir des paroles de l'entraîneur Kusikyants pour comprendre qu'en 40 ans, rien n'a changé dans notre vie : «Personne dans le monde entier ne veut voir notre pays fort et puissant ! Si nous perdons sur le ring, ils penseront qu'on peut nous battre sur le champ de bataille !»

Mister Knockout

Pourquoi aimer «Mister Knockout» ?

Nous avons affaire à un drame sportif classique, où la boxe et les émotions personnelles ont leur place. Les scénaristes alternent habilement les scènes d'entraînement et de combat avec les dialogues. À l'écran apparaît l'image d'un «combattant de la rue», dont la technique ne correspond pas au système, il ne peut trouver un langage commun qu'avec l'entraîneur, que personne n'accepte, et il ne se bat que par amour.

Mister Knockout

Ajoutez à cela une bande-son moderne, un tournage magistral du combat final, ainsi que de petits «clins d'œil mikhalkoviens». Artem Nikitich lui-même a joué un petit rôle dans le film, mais n'a pas oublié de faire un clin d'œil à son père. Pour tous les amateurs de l'émission «BesogonTV», la mention de Mitchman Krivoruchko fera manifestement sourire.

La goutte d'eau et ce qui est resté hors champ

Le film a des reproches, et ils apparaissent dès la fin. Il reste beaucoup de questions sans réponse. Le film se termine sur une note joyeuse, comme l'exige le genre, mais dans la tête restent des questions : «A-t-il acheté la bague ?», «A-t-il gagné la coupe à laquelle il aspirait tant ?» Il manque juste un plan final avec le texte de l'histoire ultérieure, comme on le fait souvent dans les œuvres basées sur des faits réels.

L'image de Popenchenko elle-même n'a été révélée que d'un seul côté : le côté sportif. Alors que son destin et sa vie auraient pu être un vaste champ de création pour les scénaristes. Après avoir mis fin à sa carrière, il s'est tourné vers la science, connaissait parfaitement plusieurs langues, s'intéressait à la numérologie, écrivait de la poésie et jouait admirablement aux échecs. Il y a des références à tout cela dans le film, mais elles sont si peu évidentes que le spectateur pourrait ne pas y prêter attention. Ainsi, l'image de l'escalier, qui apparaît plusieurs fois dans le film, n'a, pour une raison quelconque, jamais été développée.

On peut interpréter cela comme une tentative des créateurs d'inciter à étudier plus tard la biographie du héros, ou comme un test des connaissances de ceux qui sont «dans le coup». Par exemple, même une brève explication des récompenses de boxe aurait permis une meilleure compréhension du film. Par exemple, la Coupe Val Barker est souvent mentionnée. Dans le récit, elle semble être une compétition distincte, vers laquelle le personnage principal se dirige. Le film se termine par les Jeux Olympiques de Tokyo. Et voici la question : «Et la coupe ?» Le fait est que la coupe est décernée à la suite des Jeux Olympiques depuis 1936.

Mister Knockout

Mais, malgré ces imperfections, le résultat est un film qui donne à nouveau l'occasion de croire en la force de nos sportifs, qui vous fera rester sur des charbons ardents pendant les 20 dernières minutes du combat final, en vivant chaque coup de Valery. La date de sortie – le 23 février – est une merveilleuse confirmation qu'il y a des défenseurs de la Patrie dans tous les domaines de la vie, et pas seulement dans le service militaire.