
« Young Wallander » est une nouvelle adaptation des aventures du détective culte de la célèbre série de romans suédois.
Dans le genre policier, les projets britanniques et scandinaves dominent, mais que se passe-t-il si l'on combine ces deux directions ? On obtient une nouvelle série Netflix intitulée « Young Wallander », basée sur la série de romans suédois de Henning Mankell, mais réalisée par des Britanniques.
Ce polar nordique dans l'âme a quelque chose à dire en tant que détective, mais il n'oublie pas non plus le discours social. Il peut également se vanter d'une narration assez sombre et dynamique, qui ne lâche pas jusqu'au générique de fin après un final ambigu. Mais commençons par le commencement.
Là où l'eau dort
Au centre de l'histoire se trouve le diplômé de l'académie de police Kurt Wallander (Adam Pålsson), qui devient par hasard témoin d'un crime violent lié au problème des migrants. Il commence à mener l'enquête sous la direction de l'enquêteur expérimenté, l'officier Hemberg (Richard Dillane), et se heurte à un développement très inattendu des événements.
Dès les premières scènes, la série « Young Wallander » démolit avec audace et sans cérémonie le mythe d'une Suède absolument calme et décriminalisée. Dans les rues locales, des gangs recrutent des mineurs délinquants, et la haine de la société envers les migrants se fait sentir partout. Là où l'eau dort, comme on dit.
Les auteurs parviennent à maintenir cette atmosphère grâce à une image stylée et sombre, ainsi qu'à l'absence de ton moralisateur. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises personnes (sauf le protagoniste, bien sûr, qui est parfait sur les questions morales), le monde n'est pas divisé entre l'obscurité et la lumière. Il y a toujours un piège et une part d'optimisme.
Dans la meilleure tradition des classiques
En tant que détective britanno-suédois de qualité, la série Netflix fonctionne parfaitement. Un fil de l'enquête mène à des événements inattendus, qui à leur tour provoquent la tension, et le suspense se maintient presque jusqu'à la fin. On ne peut pas dire que les scénaristes aient recours à des procédés nouveaux ou extraordinaires, mais ils font leur travail à la perfection.
Regarder la série est vraiment intéressant et suivre le développement se fait sans trop d'effort — c'est aujourd'hui la recette d'un représentant du genre assurément correct. Mais le spectacle peut-il offrir autre chose qu'une histoire bien écrite ?
Un exercice solide dans le genre, et rien de plus ?
Hélas, on ne peut pas adresser de plus grands compliments aux créateurs du projet « Young Wallander ». L'acteur principal n'a pas le charisme de Kenneth Branagh, qui a précédemment joué ce personnage, les thèmes sociaux soulevés n'ont pas de message clair (les questions sont évoquées sans trop de force, aucune solution n'est proposée), et vous ne verrez aucun épisode marquant. Il n'y a ni musique mémorable, ni solutions de caméra originales, ni trouvailles visionnaires.
Au final, « Young Wallander » est une série de qualité qui vous aidera à passer un bon moment, mais rien de plus.
Bande-annonce :
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