
Nous nous souvenons et discutons de ce que nous avons vu dans le sixième épisode de la série « Penny Dreadful: City of Angels ».
Le meilleur épisode à ce jour de « Penny Dreadful: City of Angels » s'est passé sans aucun retournement de situation époustouflant. L'histoire, au contraire, a calé, mais seulement pour placer les personnages devant un choix dont l'issue est loin d'être évidente. Alors, qu'avons-nous vu dans ce nouvel épisode de la série ?
Récaps précédents :
Attention : spoilers pour l'épisode 6 de la série « Penny Dreadful: City of Angels » ci-dessous.
Dieu ou amour
Ce qui a toujours fait la force de la série originale « Penny Dreadful », ce sont les dialogues brillants à travers lesquels les personnages se révélaient, des idées intéressantes étaient exprimées, et parfois l'histoire avançait. Comme s'il s'en était souvenu, John Logan et son équipe ont mis de côté dans cet épisode les danses maladroites, le sexe sans fondement et les moments effrayants, pour se concentrer sur quelques dialogues clairs et intéressants.
Dans l'une de ces conversations, Sœur Molly discute avec sa mère du choix entre l'amour (du moins, il s'agissait de sentiments forts) pour le détective Vega et Dieu. La mère réfléchit au fait que Celui d'en haut impose un certain comportement et des obligations non seulement envers Lui-même, mais aussi envers les paroissiens qui trouvent en Sœur Molly réconfort et apaisement.
Le bien des autres ou son propre bonheur ? C'est un choix vraiment difficile, sans solution unique. De quel côté penchera la balance pour Molly ? Ce n'est toujours pas clair, mais en attendant, elle continue de chanter d'une voix angélique qui réconforte les âmes des croyants.
Peur ou détermination
Le docteur Craft a enfin décidé de parler à sa femme de leur relation. Enfin, parler, c'est plutôt la mettre devant le fait accompli d'une séparation imminente. L'épouse, tout en blâmant la « putain allemande », crie qu'elle ne permettra pas qu'elle devienne la mère de ses fils, tout en suppliant Craft de sauver la famille et en promettant de changer. Les discours plaintifs et négatifs n'ont pas l'effet escompté, et le docteur, soudainement amoureux, promet d'envoyer sa femme dans un sanatorium où elle sera soignée pour alcoolisme et hystérie.
Ce dialogue soulève le choix entre la peur de l'inconnu, la peur de perdre pied, et la détermination, parfois nécessaire pour continuer à vivre et cesser de se tourmenter soi-même et ses proches. Une question difficile, mais contrairement à Molly, Craft fait son choix.
Rêves ou actions
Townsend, dans l'épisode 6 de « Penny Dreadful », parle avec son nouveau protégé, également adepte d'Hitler. Le jeune homme raconte au fonctionnaire ce qui l'a amené à la Gestapo, comment le livre « Mein Kampf » l'a influencé et pourquoi il est revenu en Amérique. Il se présente comme un homme d'action.
Townsend lui-même réfléchit à son amour pour Los Angeles. Selon lui, c'est une ville qui donne la possibilité de rêver. Comme il rêvait de danser comme Fred Astaire (vous vous souvenez de la danse ridicule de l'épisode précédent ? Voilà d'où elle vient). Dans ce cas, Townsend, contrairement à son interlocuteur, choisit le rêve plutôt que l'action. Cette opinion a aussi sa place.
Famille de sang ou proches par l'esprit
Le thème du choix traverse cet épisode dans tous ses aspects. Par exemple, Maria, la mère de la famille Vega, trouve Mateo dans un lieu inconnu (il y a sûrement du surnaturel là-dedans) et lui dit que Rico, Rio et les autres pachucos ne sont pas sa famille, et qu'il n'est jamais trop tard pour revenir auprès des siens. Le jeune homme, désormais engagé dans la lutte, préfère ses camarades de combat et de lit à sa famille de sang.
Rat ou légende
Sans aucun doute, le moment central de tout l'épisode a été l'interrogatoire de Diego, l'ami capturé de Mateo. Tiago Vega, pendant le temps imparti pour la conversation avec le Mexicain, essaie de trouver une issue à la situation pour ne pas dénoncer son frère et minimiser les conséquences.
Le prisonnier lui propose une option : simuler une bagarre, et Diego arrachera le pistolet de Tiago, ce qui lui donnera au moins une chance de s'évader.
Torturé par un dilemme moral, Tiago décide d'accepter, mais après avoir retiré les balles du barillet du revolver. Une conversation entre autres policiers, entendue par hasard, le fait changer d'avis sur les balles.
Alors qu'un massacre au poste de police semble inévitable, le vieux loup Lewis entre en jeu. Le coéquipier de Tiago découvre que le meurtrier est Mateo, comprend que son camarade se blâme, et trouve une issue brillante à la situation. Brillante du point de vue du dénouement pour tous les impliqués, mais paradoxalement contraire à la justice.
Lewis décrit à Diego les conséquences possibles s'il dénonce le frère de Tiago, devenant une « rat ». Il rappelle au jeune homme que les rats ne vivent pas longtemps en prison, car les criminels méprisent ce genre de personnes encore plus que les flics. D'un autre côté, Lewis propose à Diego de devenir une légende, en assumant non seulement le meurtre de l'officier Riley, mais aussi celui de la famille Hazzlett. Le détective décrit avec force détails comment cela lui facilitera la vie en prison s'il se présente comme le meurtrier d'un flic et d'une famille de riches, ainsi que comme le sauveur de son quartier des descentes de police. Le jeune homme choisit la deuxième option, et Lewis fait d'une pierre deux coups, refermant ainsi deux affaires devant ses supérieurs et la ville. Pendant ce temps, les vrais coupables restent en liberté...
Teaser de l'épisode 7 :
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