Imaginez : Van Gogh peint ses tournesols, pas d'argent, personne ne le comprend. Et voilà qu'apparaît un mécène en haut-de-forme qui dit : « Mon ami, j'aime ton travail, voici un salaire, continue à créer, et en échange, je prends la première version du tableau, pendant que la foule ne sait même pas encore que tu existes. »
Ce système a existé pendant des millénaires. Les artistes, écrivains, compositeurs survivaient tant qu'ils trouvaient un riche bienfaiteur qui croyait en leur talent. S'ils n'en trouvaient pas, ils devenaient relieurs, ouvriers ou, de désespoir, s'empoisonnaient à l'arsenic (c'est aussi un fait historique, d'ailleurs), bref, d'une manière ou d'une autre, ils perdaient la possibilité de créer et disparaissaient de l'histoire.
Au XXe siècle, tout a changé. Les mécènes ont disparu, le marché est arrivé. Le créateur dépend désormais non plus de l'amour d'un connaisseur, mais d'un algorithme publicitaire qui, hélas, favorise surtout le contenu trash. Or, le véritable art est tout le contraire du contenu trash, donc il n'est pas rentable, et les algorithmes ne l'aiment pas. Comme toujours, le créateur a besoin d'un mécène. Ou... de nombreux micro-mécènes ?
Et c'est là qu'apparaissent d'abord Patreon, puis d'autres services de micro-mécénat : Boosty, Sponsr, Lavatop et autres.
Nous assistons à la renaissance d'une belle tradition ancienne, mais boostée par Internet. Désormais, l'auteur n'a plus un seul richard, mais un millier de gens ordinaires qui contribuent un peu chacun. Chaque abonné sur Boosty est un micro-mécène. Vous n'achetez pas un produit, vous dites : « Mon ami, ce que tu fais est important pour moi, continue, voici de quoi acheter de la peinture. »
Et oui, comme au bon vieux temps, le mécène a accès à du contenu privé, ce qu'on ne montre pas à la foule. Des tableaux « pour les intimes », des brouillons, des concerts privés, des chapitres de livres avant publication.
La technologie a avancé, mais le schéma reste le même : le créateur crée, le connaisseur soutient. Seulement, au lieu d'un seul nom sur la liste des protecteurs, il y en a des centaines, et c'est encore plus juste.
Abonnez-vous à mon Boosty, chers lecteurs, soutenez-moi, ne serait-ce qu'avec une micro-somme, et alors il y aura plus d'histoires que vous aimez :)
#divers #artiste #écrivain #boosty #boosty
Commentaires
0Aucun commentaire pour le moment.
Connectez-vous pour participer à la discussion.