
Premier septembre - Journée du savoir ! Et quel autre jour, avez-vous oublié de demander ? Le jour des compléments alimentaires (BAD-day).
Désormais, les relations entre la clinique, le médecin et les compléments alimentaires sont strictement réglementées.
Selon l'article 74 de la loi fédérale 323 :
Les professionnels de santé et les directeurs de cliniques n'ont pas le droit d'accepter de la part d'organisations qui développent et/ou commercialisent des compléments alimentaires des cadeaux, de l'argent, y compris des rémunérations, et même la participation à des événements de divertissement aux frais de ces entreprises.
⛔️Les accords/contrats de promotion sont interdits.
⛔️Recevoir des échantillons est interdit ;
⛔️Organiser des réunions et recevoir des représentants d'entreprises est interdit ;
⛔️Les formulaires/ordonnances avec publicité pour des compléments sont interdits.
De plus, une liste de critères de qualité pour les compléments alimentaires a été préparée (au moins trois) :
⁃ l'entreprise dispose d'un système de management de la qualité (facile et peu coûteux à mettre en place),
⁃ une documentation technique tenant compte de l'analyse des risques (également à compléter),
⁃ la présence de publications avec analyse des données sur la composition, les dosages et les interactions médicamenteuses des compléments,
⁃ l'inclusion des composants du complément dans les recommandations cliniques du ministère de la Santé ou d'une association médicale internationale,
⁃ la présence d'études menées par les fabricants prouvant un effet positif sur la santé et la nature de l'interaction avec les aliments, les médicaments et les dispositifs médicaux.
😳Ainsi, selon ce projet de loi, on peut faire passer n'importe quel complément chroniquement toxique :
on obtient le SMQ (+1),
on rédige une documentation indiquant qu'il y a un risque et qu'il faut lire la notice / consulter un médecin dès les premiers effets secondaires (+2),
on sponsorise une étude scientifique sur la fréquence de prescription de notre complément via un questionnaire en ligne auprès d'une petite association de médecins peu fortunée - on rédige des recommandations cliniques (+3). ✅
😆Eh bien, il ne faut pas mener d'essais cliniques conformes à la Déclaration d'Helsinki :
contrôle par placebo, randomisés, en aveugle
et en plus sur la compatibilité avec les médicaments ; c'est compliqué et coûteux - cela coûterait des centaines de millions.
Pourtant, dans la loi sur la publicité :
La publicité des compléments alimentaires ne doit pas donner l'impression qu'ils sont des médicaments ou qu'ils possèdent des propriétés curatives.
Un médecin peut prescrire des compléments alimentaires. Selon les indications.
Et les indications sont définies dans la notice, comme le souhaite le fabricant. Oui, il n'est pas nécessaire de prouver l'effet.
Le médecin est condamné à accepter la campagne publicitaire du complément et sera contraint de le prescrire à son patient pour ne pas être puni.
Il est pratiquement impossible de trouver rapidement des informations actualisées et de les donner au patient - sans accès aux bases de données des véritables essais cliniques des compléments.
💊Il semble que chacun décide pour lui-même comment ne pas « ajouter » de problèmes à son alimentation.
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